Jamel Saber

Austérité exigée des dépenses publiques de fonctionnement

 

La Tunisie, un pays qui vit au-dessus de ses ressources.

 

Suite au risque de « Quasi-Faillite » de la Tunisie dès 2021, avec tous les indicateurs au « Rouge ». Avec une loi de Finances LF 2021, qui prévoit un déficit budgétaire de 8,8 milliards de dinars (3,2 milliards dollars), soit 7,3 % du PIB. Et le chaos crescendo engendré, qui règne en Tunisie, avec cherté de vie, appauvrissement du peuple, et augmentation du chômage (17,4 %).

Suite à quoi, des conséquences dangereuses pour la paix sociale. Surtout avec les milliers de sit-in, manifs, et grèves de la faim. Et plus grave encore des émeutes sporadiques dans toutes les régions. Avec souvent pillages, pneus brûlés, caillassages et affrontements violents avec les forces de l’ordre.

Ainsi, entre autres décisions gouvernantales à prendre immédiatement, pour améliorer le déficit public. C’est surtout une diminution des dépenses de fonctionnement de l’Etat. Avec le « train de vie dépensier » à outrance des fonctionnaires, néfaste au « Trésor Pulic ». Et donc à nos équilibres macroéconomiques. Ceci en rapport à un « surnombre » de fonctionnaires, dans une « administration pléthorique ». Engendrant une masse salariale de la fonction publique, à 17,6 % du PIB, soit l’une des plus élevées du monde.

Cette masse salariale des fonctionnaires, représente des dépenses de près de 20 milliards de dinars en 2021, soit environ le « Triple » de celle de 2011. C’est inacceptable.

Comme de fait, l’Etat est très mauvais gestionnaire. Avec de lourdes charges de fonctionnement, près de 56 % du total des recettes qui vont aux dépenses de gestion. Pire encore, environ 70 % de ses dépenses vont aux salaires et autres rémunérations, plus de 40 % de tout le budget de 2021.

Un « Régime diététique » d’austérité des dépenses de fonctionnement de l’Etat, s’impose donc. Pour bien se faire, je propose ce qui suit :

Mais malheureusement à contrario des recommandations du FMI, pour réduire le nombre des fonctionnaires, et les dépenses salariales. Pour cette année, le budget de l’Etat prévoit, le recrutement de 16.500 personnes de plus. Au profit des ministères de l’Intérieur, la Défense, l’Education et la Justice. C’est inadmissible.

Quoique faut s’attendre à plus « d’entrées » de nouveaux fonctionnaires, surtout avec le laxisme et la « faiblesse » du Chef de gouvernement Mechichi. Permissible avec toutes les demandes, pour avoir la chance de garder son siège, un jour de plus.

L’idéal est, que ses dépenses de fonctionnement de l’Etat, passeraient progressivement à Moyen Terme, à – 30% de son budget en 2025. Et que le déficit budgétaire à -3%. Mais qui pourra le faire au présent, avec le blocage politique actuel, et la guerre ouverte entre les « 3 têtes » du pouvoir.

Au final, cette notion de « Butin » et « Rizek El Bilike », doit disparaître et vite, dans la mentalité de nos concitoyens, fonctionnaires, et surtout nos gouvernants. Et j’avoue que ce changement, est le plus difficile à atteindre. Mais possible dans une décennie au moins.

 

( Extrait actualisé de ma publication de février 2016 : Mes 30 Grandes réformes pour un réel changement en Tunisie)

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