Jamel Saber

L’emprise de 20 cartels familiaux sur l’économie tunisienne ?

Depuis 2011 à ce jour, les familles : Ben ali, Trabelsi, El matri, Chiboub, Letaief, Ammar, Jilani, Mabrouk et d’autres. Sont encore poursuivis par la justice. Et que la « Commission nationale de confiscations » a saisie, en rapport avec la liste des 155 personnes, le capital des entreprises et biens confisqués, qui représente 25% de l’économie tunisienne.

L’inventaire est composé de plus de 300 entreprises opérants dans toutes les activités. 600 titres fonciers, des voitures luxueuses, des bijoux, pierres précieuses et drogues. Sans compter les biens à l’étranger, liste indéterminée depuis.

Seulement voilà, comme la Tunisie est depuis des décennies, sous l’emprise d’un « Système maffieux ». La « tête de la pyramide » était « parti », mais la base est encore opérationnelle dans le pays. Et qu’elle s’était réorganisée depuis pour réaménager leur “Maison Tunisie“. Ceci en remettant les cartes en places, pour remplir le “vide “ laissé par B.Ali et les trabelsia.

La notion d’économie de rente fait son entrée dans le débat public tunisien. Elle désigne la collusion entre le pouvoir politique, et un cartel de familles riches à outrance. Qui contrôle l’activité économique, au détriment du progrès social qui a survécu à la « révolution ».

Selon Benoit Delmas, correspondant du média français « Le Point ». Dans un article publié en 2021 intitulé : « Tunisie, le cartel des banques », il alerte contre le fait que l’économie tunisienne est sous l’emprise de seulement 20 familles extrêmement riches.

Selon le journaliste, ces familles contrôlent notamment le système bancaire. Il cite notamment la famille Ben Yedder qui détient 61% des parts d’Amen Bank, ainsi que la famille Mabrouk qui détient 39% des parts de l’ATB.

Pareil auparavant en juillet 2019, l’ambassadeur de l’Union Européenne en Tunisie, Patrice Bergamini. Avait également évoqué l’influence négative, exercée par certains groupes familiaux, sur la transition de l’économie nationale.

Pour Bergamini : « quand on parle de libre concurrence, loyale et transparente, c’est d’abord entre opérateurs tunisiens ». Aussi « Si l’on doit aider la transition économique, la forcer, la pousser, c’est parce qu’il y a des positions d’entente, de monopoles. Certains groupes familiaux n’ont pas intérêt à ce que de jeunes opérateurs tunisiens s’expriment et percent »

L’Etat tunisien doit donc « éradiquer » ce système maffieux, et combattre le monopole de ces quelques très riches familles influentes, qui verrouillent l’économie nationale. Ceci pour permettre aux jeunes d’évoluer, dans une libre concurrence.

Il va de soit, que tous les hommes d’affaires, et familles riches pionnières, ne sont pas toutes dans ce cas. Et que donc j’encourage expressément l’entrepreneuriat privée « clean », essentiellement générateur d’emplois, et de plu value pour notre PIB.

 

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