« Poutine se comporte comme les nazis » (Peter Stano)

Le président russe Vladimir Poutine, qui a affirmé mener une offensive militaire contre l’Ukraine pour « dénazifier » ce pays, « se comporte comme les nazis », a accusé vendredi Peter Stano, porte-parole du chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell.

Le porte-parole a rappelé que l’UE a averti le Kremlin qu’il devrait « rendre des comptes » pour son attaque massive contre l’Ukraine et souligné qu’il « ne peut pas y avoir d’impunité ». « L’histoire récente a montré que toute personne qui a participé à des crimes de guerre finit par être traduite en justice », a-t-il lancé. Cet acte de barbarie sera jugé par l’histoire, et ses auteurs -il faut l’espérer- également par la Cour internationale de justice”.

Cet acte de barbarie sera jugé par l’histoire, et ses auteurs -il faut l’espérer- également par la Cour internationale de justice”.

Tout le monde convient que Vladimir Poutine n’est pas Adolf Hitler, le premier entend rétablir l’empire russe l’URSS, territorialement avec les territoires russophones, internationalement, avec ses zones d’influence. Le second voulait imposer une domination totale sur l’Europe et dans le monde, avec un empire fondé sur la race, conquérant et destructeur.

Depuis plusieurs semaines, Poutine rappelle par son comportement différents stratagèmes déployés par Hitler en 1938 et 1939 à l’égard de trois pays européens : l’Autriche, la Tchécoslovaquie et la Pologne. Bien sûr, il ne s’agit pas d’affirmer une équivalence entre la fureur expansionniste de Hitler et les calculs froids et prude de Poutine.

Tout le monde convient que Vladimir Poutine n’est pas Adolf Hitler

La première ressemblance tient au fait que ce sont deux dictateurs. Les types d’État ne sont, évidemment, pas les mêmes, mais leur pouvoir personnel est une réalité.

La seconde commune tient au type de légitimité qui a nourri et nourrit ces deux dictatures, le nationalisme. Pour Hitler, il s’agissait de venger l’Allemagne de l’humiliation du Traité de Versailles (1919), pour Poutine, il s’agit de venger la Russie de l’humiliation de la décennie qui a suivi l’effondrement de l’URSS (1991) sous Mikhaïl Gorbatchev, avec la « perestroïka » et « glasnost ».

Pour Hitler, il s’agissait de venger l’Allemagne de l’humiliation du Traité de Versailles (1919)

Il y a, enfin, une troisième commune, et c’est, aujourd’hui, incontestablement, le plus évident, il concerne la méthode. Tous les deux ont clairement annoncé leurs intentions et leurs projets politiques. Ils les ont même écrits et publiés.

Pour Poutine, il s’agit de venger la Russie de l’humiliation de la décennie qui a suivi l’effondrement de l’URSS (1991)

On pense, bien sûr, au Mein Kampf d’Hitler. Mais Poutine aussi a fait paraître, cet été, un long article dans lequel il expose sa vision de l’histoire de la Russie et de son destin, dans laquelle L’Ukraine ne peut que faire partie de la « Mère Patrie », illustrée, encore, par son discours du 21 février 2022, qui annonce la reconnaissance de l’indépendance des Républiques auto-proclamées du Donbass, sans préciser, d’ailleurs, leurs frontières précises. Il est difficile de prétendre ne pas savoir quels sont ses objectifs finaux !

Les sages de ce monde doivent mettre la pression pour assurer un « Espace vital » à la Russie sous Poutine, pour reprendre son influence sur ses 15 « ex satellites ». Dans une logique de partage du « gâteau mondiale ».

D’un point de vue européen et américain, par exemple, l’annexion de la Crimée fait écho à la politique étrangère du leader nazi Hitler entre la remilitarisation de la Rhénanie, en 1936, et l’annexion des Sudètes, en 1938. Poutine qui a justifié son action en Crimée par un effort de protection des Russes ethniques. « Si cela vous paraît familier, c’est parce que Hitler a fait la même chose dans les années 1930.

La « 2ème Guerre mondiale » a débutée avec l’annexion par l’Allemagne nazie de territoires appartenant à d’autres pays. Aujourd’hui, Poutine suit l’exemple des fascistes du XXe siècle. Si Hitler revient de manière incessante dans les débats, c’est pour une raison simple : l’analogie fonctionne, car elle renvoie au triomphe du mal, et à la négation philosophique de la civilisation occidentale.

Il ne faut certes pas calquer les situations, mais il y a des similitudes dans les méthodes qu’il ne serait pas raisonnable d’ignorer

Il ne faut certes pas calquer les situations. Mais il y a des similitudes dans les méthodes qu’il ne serait pas raisonnable d’ignorer. Ce mixte d’usage de la force et de la diplomatie ne peut tromper que ceux qui n’ont pas les idées claires. Savoir ce que l’on veut, comme Poutine, donne un avantage sur ceux qui ne le savent pas réellement. C’est ce qui se joue depuis 2008, avec la crise géorgienne, depuis 2014, avec l’annexion de la Crimée et l’autonomisation des deux Républiques du Donbass.

Une guerre globale n’est pas envisageable, compte tenu de la masse de destructions prévisibles, ce qui donne un avantage à Poutine, qui ne manque pas de souligner que l’Ukraine, d’une manière ou d’une autre, devra appartenir à la sphère d’influence de la Russie.

Une guerre globale n’est pas envisageable, compte tenu de la masse de destructions prévisibles, ce qui donne un avantage à Poutine

La première, et la meilleure, des réactions des Occidentaux doit être, avant tout, de prendre conscience de leurs valeurs et de leurs intérêts communs. Nous sommes dans une nouvelle période historique. Il y a, à l’évidence, une redistribution des rapports des forces à l’échelle du monde. Mais il y a aussi un combat de valeurs pour défendre nos démocraties libérales, rejetées par la Russie et la Chine et par nombre de pays dictatoriaux et contestées, malheureusement, de l’intérieur.

Les sanctions annoncées et à venir sont nécessaires et, même si elles ne sont pas décisives, elles sont un moyen d’affirmer une unité sans laquelle nous ne serons plus, en Europe, que des «objets» pour les autres puissances. L’invasion de l’Ukraine par l’armée russe le 24 février le montre à l’évidence.

Avec l’annexion de la Crimée, tous les fondements érigés par la communauté internationale après la Seconde Guerre mondiale sont jetés par la fenêtre

Avec l’annexion de la Crimée, tous les fondements érigés par la communauté internationale après la Seconde Guerre mondiale sont jetés par la fenêtre :  ces chartes et ces documents qui bannissent les agressions contre un Etat, interdisent toute modification de frontières sans négociations ni consentement mutuel et accordent à chaque nation le droit de choisir elle-même les moyens de garantir sa sécurité. La question qui se pose : après l’Ukraine qui sera sur la liste  ?

Plusieurs chefs d’Etat en Europe n’ont cessé de mettre en garde contre le risque de retour d’une « grande Russie » sous la houlette de Poutine, ancien espion du KGB. Poutine a un objectif à long terme et il utilise toutes les occasions qui se présentent pour parvenir à ses fins. Cela dit, je ne pense pas que cela serve à grand-chose de chercher à comprendre sa tactique expansionniste. Nous devons plutôt nous concentrer sur les conséquences de ses actes et les réponses à apporter.

Après plus de 20 années au pouvoir dictatorial en Russie, Poutine l’a rendue plus forte économiquement et financièrement (gaz, pétrole et autres), et que l’Europe dépend à 40% de ses besoins gaziers de la Russie. Sans oublier le plus dangereux qu’il a modernisé et amplifié ses forces armées, surtout sa puissance nucléaire tactique. Ainsi par sa folie des grandeurs à l’extrême de paranoïa, son rêve utopique est de « reconstituer » l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS). Qui était un État fédéral transcontinental à régime communiste. Cette fédération a existé depuis sa proclamation en 1922 à 1991.

D’un autre côté en face, L’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique nord) est une alliance politique et militaire internationale composée à ce jour de 30 États membres d’Europe et d’Amérique du Nord. Elle est régie par le traité de l’Atlantique nord signé le 4 avril 1949. L’article 5 du traité, le plus emblématique, implique qu’une attaque contre l’un ou plusieurs de ses 30 membres est considérée comme une attaque dirigée contre tous.

L’Otan a été créée au début de la Guerre froide en tant qu’instrument militaire et politique pour empêcher l’invasion des pays d’Europe occidentale par l’Union soviétique et ses alliés

L’organisation a été créée au début de la Guerre froide en tant qu’instrument militaire et politique pour empêcher l’invasion des pays d’Europe occidentale par l’Union soviétique et ses alliés. Après la chute de l’URSS, l’OTAN est devenue plus expansionniste, plus agressive aussi avec sa poussée vers l’Est, elle s’est élargie à de nouveaux États, et a déployé de nouvelles missions. L’OTAN comprend au présent 21 États de l’Union européenne (UE).

Grave, Poutine a brandi la menace de l’arme nucléaire lors de l’annonce de l’opération militaire massive en Ukraine, jeudi 24 février 2022. Moscou essaie d’instaurer un climat de peur pour dissuader les nations occidentales de prendre part à la guerre qui l’oppose à l’Ukraine, mais l’arme nucléaire n’est pas la chasse gardée du Kremlin.

Grave, Poutine a brandi la menace de l’arme nucléaire lors de l’annonce de l’opération militaire massive en Ukraine

En ce moment les 13.000 bombes nucléaires seraient réparties à travers 14 pays. Si tous les détenteurs d’armes nucléaires stockent leur arsenal sur leur territoire national, les Etats-Unis (USA) disposent d’environ 180 armes atomiques de courte portée en : Allemagne, en Belgique, en Italie, aux Pays-Bas et en Turquie. Ce stockage en pays « amis » est permis par un accord de l’OTAN sur le partage du nucléaire.

Le mieux à faire par le SG. Mr. António Guterres de l’ONU, c’est de convoquer en urgence le Conseil de Sécurité, pour réviser cet état de fait, afin de démanteler et retirer à moyen terme ces armes nucléaires « inutiles » de l’OTAN en Europe, selon un calendrier consensuel avec la Russie

Bref on a affaire en 2022, à une Russie plus puissante sous Poutine, et qu’il faut donc faire avec, en révisant les accords et traités, surtout l’équilibre des forces avec l’OTAN en Europe, en rapport avec la présence d’armes nucléaires dissuasives à proximitées et orientées vers la Russie. Ce qui représente une menace directe depuis quelques années de l’OTAN /Russie. Le mieux à faire de suite, sous l’impulsion de Mr Le Secrétaire général António Guterres de l’Organisation des Nations Unis (ONU), c’est de convoquer en urgence le « Conseil de Sécurité », pour réviser cet état de fait, afin de démanteler et retirer à moyen terme ces armes nucléaires « inutiles » de l’OTAN en Europe, selon un calendrier consensuel avec les russes.

Faute de quoi permettre également à la Russie d’installer des ogives nucléaires dans les pays limitrophes aux USA (à Cuba et autres pays). Ceci pour assurer « l’équilibre de la peur » de dissuasions dans notre planète

Faute de quoi permettre également à la Russie d’installer des ogives nucléaires dans les pays limitrophes aux USA (à Cuba et autres pays). Ceci pour assurer « l’équilibre de la peur » de dissuasions dans notre planète.

Ainsi la raison doit primer avant tout le reste, ceci pour garantir l’ordre et la sécurité dans le monde, en plein évolution, et éviter ainsi la cupidité humaine.

Ainsi la raison doit primer avant tout le reste, ceci pour garantir l’ordre et la sécurité dans le monde, en plein évolution, et éviter ainsi la cupidité humaine. Les sages de ce monde doivent mettre la pression pour assurer un « Espace vital » à la Russie sous Poutine, pour reprendre son influence sur ses 15 « ex satellites ». Dans une logique de partage du « gâteau mondiale ». Sachant que l’histoire a montrée, que l’on sait quand et comment une guerre  commence, mais personne ne peut prédire les conséquences fatales de sa fin. Ainsi une fâcheuse étincelle imprévue suite à l’invasion actuelle de l’Ukraine ou autres conséquences liées ou pas, peut déclencher une « 3ème guerre mondiale » atomique ouverte et généralisée cette fois. Suite à quoi les portes de l’enfer sont grandes ouvertes, avec une certitude de l’extinction de la majorité de l’humanité sur terre.

 

4 Commentaires

  1. Le mieux à faire de suite … sous l’impulsion de Mr Le Secrétaire général António Guterres de l’Organisation des Nations Unis (ONU) … c’est de convoquer le Conseil de Sécurité en urgence … pour réviser cet état de fait, afin de démanteler et retirer à moyen terme ces armes nucléaires « inutiles » de l’OTAN en Europe … selon un calendrier consensuel avec les russes … Faute de quoi permettre également à Poutine … d’installer des ogives nucléaires dans les pays limitrophes aux USA (à Cuba et autres pays) … Ceci pour assurer « l’équilibre de la peur » de dissuasions dans notre planète.

  2. Les sages de ce monde … doivent mettre la pression sur le G7 …. pour assurer un « Espace vital » à la Russie devenue puissante sous Poutine … ceci pour reprendre son influence sur ses 15 « ex satellites » … dans une logique de partage du « gâteau mondial »… c ainsi que le monde est fait … quote part consensuel d préférence pacifique … selon le rapport d force actualisé … afin d’éviter l’escalade meurtrière … voire au pire une 3ème guerre mondiale.

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