Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores ont été capturés à Caracas et exfiltrés par les forces spéciales américaines le 3 janvier. Ils sont arrivés à New-York où le dirigeant déchu a été inculpé pour “narcoterrorisme”.
Le président américain Donald Trump a justifié son intervention au Venezuela par la mise en œuvre de la doctrine Monroe. Cette théorie vieille de deux cents ans est constamment utilisée dans l’histoire par les États-Unis et sur le continent américain. Le locataire de la Maison Blanche affirme désormais contrôler le pays et surtout ses exportations de pétrole.
mise en œuvre de la « doctrine Monroe » ?
La question revient avec force depuis le retour de Donald Trump au premier plan politique : assiste-t-on à une résurgence de l’impérialisme traditionnel américain, ou à une reconfiguration plus brutale et transactionnelle de la puissance des États-Unis ?
Un impérialisme « classique revisité » :
L’impérialisme traditionnel combine projection militaire, domination économique et influence politique. Sous Trump, ces leviers n’ont pas disparu ; ils ont été utilisés de manière plus directe et moins multilatérale :
* Pressions économiques : droits de douane (Chine), sanctions extraterritoriales (Iran, Venezuela), remise en cause d’accords commerciaux.
* Rapport de force diplomatique : préférences pour les négociations bilatérales, souvent assorties de menaces explicites.
* Usage ciblé de la force : frappes ponctuelles et dissuasion, sans stratégie de « nation-building ».
Bref On n’est pas dans une expansion territoriale, mais dans une coercition assumée.
« America First » : anti-impérialisme ou impérialisme unilatéral ?
* Le discours « America First » rejette l’idée de porter l’ordre international, mais pas celle d’imposer des intérêts américains :
* Retrait d’organisations et d’accords (OMS, Accord de Paris, JCPOA) tout en conservant des moyens de pression.
* Demande accrue de contributions aux alliés (OTAN), avec la menace de désengagement.
Paradoxe : moins de multilatéralisme, mais plus de domination unilatérale quand les intérêts américains sont en jeu.
Usa Continuités et ruptures:
* Continuités par la Suprématie du dollar et sanctions financières. Réseau mondial de bases et alliances. Défense prioritaire des intérêts stratégiques.
* Ruptures par le Mépris relatif pour les normes et institutions internationales. Diplomatie personnalisée et imprévisible. Transactionnalisation des alliances (protection contre paiement).
Lecture géopolitique globale :
Plutôt qu’un « nouvel impérialisme », Trump incarne : une phase de déclin relatif de l’hégémonie américaine, compensée par une affirmation plus rude et coercitive de la puissance.
C’est moins un empire qui s’étend qu’une puissance dominante qui refuse le partage d’influence, notamment face à la Chine et à la Russie.
Impacts pour le monde arabe et le Sud global :
Soutiens sélectifs à certains régimes (logique d’intérêts). Pression maximale via sanctions et conditionnalités.
Marges de manœuvre accrues pour les puissances régionales, mais aussi instabilité juridique et diplomatique
À ce jour sous Trump, il n’y a pas de violation massive et frontale du droit international, mais plutôt : Une érosion méthodique de sa force obligatoire. Instrumentalisation sélective des normes. Primauté assumée du droit interne américain.
Bref juridiquement, ce n’est pas un impérialisme colonial classic mais plutôt c’est un impérialisme par le droit et contre le droit
En conclusion :
Donald Trump ne marque pas un « retour » à l’impérialisme au sens colonial classic ou interventionniste massif. Il symbolise plutôt un impérialisme pragmatique, décomplexé et unilatéral, centré sur le rapport de force immédiat, au détriment des règles et institutions qui encadraient jusqu’ici la domination américaine.





























Mon essai du 17 janvier 2026 … à suivre de près c graves dérives de l’impérialisme américain sous Trump … bref la paix mondiale en pleine turbulence.