Le budget de l’Etat pour l’exercice 2013 s’élève à 26.800 millions de dinars (MD), soit une hausse de 4,9% (1.241 MD) par rapport aux résultats prévus dans le cadre du budget 2012.

Les ressources propres de l’Etat s’élèvent à 19.975 MD et les ressources d’emprunt sont évaluées à 1.976 MD. Les ressources propres sont réparties entre les recettes fiscales (16.650 MD) et les recettes non fiscales (3.325 MD).

Les dépenses de gestion sont estimées à 16.972 MD, enregistrant une hausse de 14,8% par rapport à 2012 en raison essentiellement de la hausse des salaires attribués dans le secteur public compte tenu des recrutements additionnels programmés à savoir 23 mille postes d’emploi en plus du maintien des dépenses de compensation à un niveau élevé. Les dépenses de gestion sont réparties comme suit :

* Dépenses salariales : 9.781 MD
* Dépenses de compensation : 4.200 MD
* Dépenses d’équipement : 997 MD
* Dépenses hors compensation : 1.500 MD
* Dépenses imprévues : 494 MD
* Dépenses de développement : 5.500 MD (- 900 MD qu’en 2011 !), et un montant de 100 MD sera consacré aux crédits du trésor
* Service de la dette publique (capital et intérêt) : 4.220 MD

À la lecture de ce budget 2013, il est clair que les dépenses salariales plombent notre économie avec une administration surdimensionnée inefficace et couteuse, une CGC (caisse générale de compensations) mal utilisée puisqu’elle profite pour 90% aux plus nantis, et pour finir un service de la dette lourd et conséquent. Font qu’il ne reste plus d’enveloppe pour le développement du pays.

Aussi le gouvernement est obligé cette année, d’emprunter pour financer ses projets créateurs de postes d’emplois et de croissance, mais le revers c’est l’augmentation du taux d’endettement et conséquences .

Aussi ce budget 2013 comme ceux de 2011 et 2012, est un fiasco total, une continuité d’une politique socioéconomique dévastatrice de plusieurs décennies, qui a menée le pays à ce grand déséquilibre structurel entre les régions, au creusement plus profond entre les classes, au chômage qui s’aggrave, la pauvreté et au gouffre financier actuel, conséquences d’une gestion économique rudimentaire, statique et non performante.

Ce gouvernement actuel propose donc pour ce budget 2013, des “mesurettes“ remixées sur des anciens budgets du président B.Ali déchu, fait que celui-ci est une arnaque contre révolutionnaire, une aberration.

En théorie l’idéal pour ma part, serai pour stabiliser le pays et le relancer sur de meilleures bases – en rapport avec ma publications du 4 décembre 2012 “Une Tunisie apaisée : les propositions de solutions “- de procéder comme suit :

* Augmenter progressivement les recettes de l’état de 21.951 MD actuelles à 80.000 MD en 5 ans .

* Réduire de 30% sur 5ans les dépenses salariales qui les ramèneront de 9.781 MD actuelles à 6.847 MD (gain de 2.034 MD), accompagné d’une restructuration intégrale de l’administration publique et de l’optimisation de ses services, avec une meilleure gestion des dépenses de fonctionnements .

* Abandonner totalement les dépenses de compensations avec un ciblage des bénéficiaires les plus démunis, en faisant en sorte que les plus riches payeront pour les plus pauvres, sur l’ensemble des produits concernés par la CGC (gain de 4.200 MD) .

* Augmenter les dépenses de développements à 55.000 MD (soit 10 fois plus que prévues dans le budget 2013).

* Demander un délai de grâce de 3 ans pour le service de la dette publique d’où un gain de 12.000 MD environ, et également demander une dérogation pour l’abandon d’une partie de la dette publique en principal et intérêt, révolution oblige. Plusieurs pays ont agis de la sorte.

* Une restructuration intégrale et une meilleure répartition des dépenses des ministères suivants entre autres :

– Ministère de l’intérieure : réduction de 2.143 MD actuelles à 1.300 MD sur 5 ans
– Ministère de la justice : augmentation de 376 MD actuelles à 1.300 MD et dorénavant 5% du budget de chaque année.
– Ministère de la culture : augmentation de 170 MD actuelles à 536 MD soit 2% du budget sur 3 ans
– Les Ministères de l’éducation nationale, enseignement supérieur et santé publique : de 6.296 MD actuelles à 4.407 MD sur 5 ans soit une réduction de 30%
– Fusions de plusieurs ministères dans un souci d’une meilleure efficacité et de compressions des dépenses publiques
– Et d’autres actions et non des moindres allants dans le même sens… cette liste n’est pas exhaustive

L’idéal serai un budget qui reflète donc comme dans un miroir au mieux les objectifs de la révolution, pour ce faire, il faut augmenter les recettes annuelles de l’état à concurrence de 80.000 MD, diminuer drastiquement les dépenses de fonctionnement en les alignant sur les ratios internationaux pour une bonne gouvernance. Mais également rétablir l’équité sociale avec une meilleure répartition des richesses.

En somme les riches qui ont profités depuis des décennies du système dictatorial, en créant et consolidant leurs biens et acquis avec de larges profits personnels, sans en faire profiter pour une raison ou une autre la communauté nationale, doivent dorénavant travailler pour les pauvres de ce pays, ceci pour faire bouger les lignes et rétablir une certaine justice sociale.

La solution à tous les maux du pays, est donc interne. En théorie il faut juste avoir la volonté et le courage d’un homme politique fort et visionnaire, pour réaménager la Maison Tunisie de l’intérieur.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici