Où est passé le député Rached Khiari ?

Depuis quelques heures, Rached Khiari (RK) est « porté disparu », et personne ne sait où il se trouve actuellement. Si l’on en croit sa page Facebook. Pour essayer de s’expliquer sur sa « disparition des radars », RK a déclaré à une chaîne de télévision étrangère, qu’il a été appelé à comparaître par le parquet militaire en tant qu’accusé, et non en tant que témoin.

Rappelons que la justice militaire a diligenté, mardi 20 avril 2021, une enquête sur les allégations faites par le député RK. Dans une vidéo publiée sur Facebook, où il accuse le président de la République Kais Saied (KS), d’avoir reçu des fonds de l’étranger.

Dans cette vidéo, RK accuse KS, d’avoir reçu un montant de 5 millions de dollars. Ceci d’un agent des renseignements américains, pendant la campagne présidentielle 2019.

RK a affirmé que c’est Faouzi Daas, Directeur de campagne de KS, qui a reçu ce montant par le biais de mandats. Et a souligné qu’il dispose de documents, y compris les numéros de ces mandats.

Le tribunal militaire de première instance de Tunis, a émis un « mandat d’amener » à l’encontre de Rached Khiari Suite à son refus de comparaître.

Le député a défié KS de renoncer à son immunité. Et a appelé le ministère public à se saisir de l’affaire, et l’instance supérieure indépendante des élections (ISIE), à annuler son élection.

Fawzi Daas a expliqué avoir été convoqué par le parquet en tant que témoin. Il a démenti les informations relayées par le député, annonçant avoir déposé une plainte contre lui.

Daas a, par ailleurs, défié Khirari de renoncer à son immunité parlementaire. Et à présenter les dossiers auxquels il a fait référence à la justice.

De son côté, le député a indiqué que la partie (américaine) qui aurait financé la campagne de KS, a fuité les documents. Après que ce dernier ait changé de camp en s’alliant avec les Français, selon ses propres dires.

Sauf que l’Ambassade des États-Unis à Tunis a démenti hier par un communiqué rendu public, les allégations du député.

Quand à Neji Jemaal président de la « Commission du règlement intérieur et l’immunité » de « l’Assemblée des Représentants du Peuple » (ARP). Il défend « bec et ongles » l’immunité parlementaire de RK. Malgré le flagrant délit confirmé du député RK, ceci en application de l’article 69 de la Constitution 2014. Quoique le contraire m’aurait étonné, avec comme président du Parlement R.Ghannouchi.

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