Sachant que les familles Ben ali, Trabelsi et El matri sont poursuivis par la justice et que la commission nationale de confiscations a saisi en rapport avec la liste des 155 personnes à ce jour, le capital des entreprises et biens confisqués qui représente 25% de l’économie tunisienne.

Dont plus de 300 entreprises opérants dans toutes les activités, 600 titres fonciers, des voitures luxueuses, des bijoux , pierres précieuses et drogues . Ceci pour une valeur de 3 milliards dinars ( estimation de juin 2011) . Auxquels s’ajoutent 3 milliards dinars de crédits bancaires octroyés et non encore remboursés rien qu’en Tunisie .

Pour l’étranger les estimations de leurs biens seraient de 15 milliards dinars ( rien comparé à Kadafi 300 milliards ! ), sans compter le gap au trésor public depuis 20 ans , estimé à plus de 100 milliards dinars . Ceci en rapport avec des produits importés en contrebandes destinées“ aux marchés parallèles“ , sans payements de droits de douanes et taxes y afférents. Auxquelles s’ajoutent les fausses déclarations fiscales, soit des malversations estimées au total à plus de 50% de l’économie annuelle du pays pour ses dernières années pour l’ex and co .

Seulement voila ceci ne représente que la face visible de l’iceberg , car si Ali baba ( B.Ali ) s’est enfui avec 5 voleurs,  ils restent les 35 autres de la bande , qui eux sévissent toujours dans le pays, un peu inquiétés au début mais continuent de plus belles leurs business et se croient intouchables .

Il faut savoir que la tête de la pyramide est partis mais la base est encore opérationnelle dans le pays, qu’elle se réorganise pour réaménager leur “Maison Tunisie“ et remettre les cartes en places pour remplir le “vide “ laissé par B.Ali et les trabelsi . Pour cette raison rien n’a était fait de sérieux aux ministéres de la Justice, de l’intérieur et des finances , pour leurs « protections » .

Il faut comprendre que c’est une organisation mafieuse avec un parrain, des suppléants et des hommes de mains qui se partagent le“ gâteau“ (le pays) par : secteurs, produits , régions, activités et autres, et que pour ce faire ils ont des sbires à leurs bottes : B.Ali , des ministres, pdg de banques et institutions financières ,des gouverneurs , enfin tous les décideurs du pays corrompus ou pas .

Aussi cette “mafia secrète“ cette “force obscure “ était devenue un “supra état de l’ombre, dans l’état“ ; et leurs boss avec leurs pouvoirs d’argent beaucoup d’argent , gouvernaient réellement le pays ; nos anciens dirigeants étaient leurs“ marionnettes“, et recevaient des ordres de leurs “maitres“ la plus part du temps par téléphone, et gares à ceux qui n’obéissaient pas : intimidation ,permutation , rétrogradation, licenciement, menace , agression voire même meurtre . Mais pour les autres qui collaborent, bonus.

Aussi il est évident que la volonté politique a manquée aux gouvernements provisoires depuis le 15 janvier 2011, pour éradiquer totalement cette Maffia, ce “cancer“ cette “gangrène“ qui a “tué“ notre pays, ils ont seulement lancés des poursuites judiciaires contre les fuyards mais pas les résidents qui occupent encore le terrain.

 Le 1 million de chômeurs, 2,5 millions de pauvres et 1 million de sans abris décents que comptent le pays, notre PIB qui aurait du être ce jour de 300 milliards dinars ; c’est eux les principaux responsables , donc un châtiment sévère s’impose via la justice.

Pour contrer cette Piovra criminelle , la création d’une Instance constitutionnelle Anti-cor s’impose comme suit :

1- Qu’après une formation et une assistance par l’OCDE, la PNUD , l’UE et Transparency international ; des équipes tunisiennes d’épurations, d’assainissements et de luttes spéciales d’investigations et d’enquêtes spécifiques dans tous les délits touchant à la corruption et aux malversations, soient opérationnelles immédiatement avec de larges prérogatives et une forte volonté politique et juridique derrières elles qui l’imposent à tous. Nul n’est au dessus de la loi dorénavant .

2- Que les élus de la constituante doivent en priorité créer une “Commission nationale indépendante de transparence et de lutte contre la corruption et la malversation “, et l’inclure dans la constitution de la 2éme république, faisant partie du Conseil d’état, pour lui donner une force de loi constitutionnelle, il en va de la souveraineté de l’état , puisque la corruption est devenue affaire de sureté de l’état .

Morale : Pour l’avenir de nos enfants, plus jamais de Piovra en Tunisie . Sachant que personne au monde ne pourrai éradiquer totalement la corruption, mais faisant en sorte qu’elle soit fortement atténuée et sous contrôle continu . 

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