À Tunisair depuis 2010, c’est le règne du laisser-aller, de la négligence et de la médiocrité. Livrée à une poignée de saboteurs, corrompus voire même de criminels.

À savoir que Tunisair, qui n’a pas publiée ses états financiers annuels depuis 2017, a accusé une perte du chiffre d’affaires de 900 millions de dinars (- 67% d’activités ), que sur les 9 mois de l’année en cours, à cause de la pandémie du Coronavirus. Les dettes financières enregistrées sont de 2,400 milliards dinars en 2017.

Le rapporteur de la Commission des Finances, Fayçal Derbel, a déclaré que « de nombreuses entreprises (40/104), risquent de cesser définitivement leurs activités en 2021, du fait de la situation catastrophique dans laquelle elles se trouvent ». Notamment la compagnie nationale Tunisair, et la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS).

Sachant que ce pas seulement Tunisair, qui risque d’être privatisée en 2021, mais au moins la moitié des entreprises publiques. Tunis air compte 8.500 salariés ( 2017 ) c’est pléthorique. Le cours de son action à chuter de 2,600 dinars en 2010, à 0,580 dinars au présent, et que 5 avions sont opérationnels   !

Et pour causes, la majorité des établissements publics sont déficitaires, en excluant les banques publiques. Des capitaux propres négatifs pour la plupart et un endettement lourd. Les pertes et subventions pour les 31 établissements, dépassent les 9 milliards de dinars, soit 8,5% du PIB tunisien  !

Les privatisations des entreprises publiques en « pre-faillite », pourraient participer pour certaines d’entre elles, à combler le déficit budgétaire 2021, d’au moins 10 milliards dinars .

À oublier donc ce énième business plan. J’anticipe mais voué comme ses précédents depuis une décennie, à l’échec. Cette fois présenté au Parlement, par le Ministre concerné, dont les grands axes seraient sur la base d’un retour en 2024, au niveau d’activité commerciale de 2019. Soit un nombre de 4,3 millions de voyageurs. Utopie, faut stopper et vite ce gouffre financier  ?

Ce plan coûteux et incertain, est basé sur l’acquisition de 5 Airbus A320neo entre 2021 et 2023, et le retrait de 7 à 11 avions âgés de plus de 20 ans d’ici 2023. Avec mise en place d’un plan d’austérité touchant tous les centres de coût dans l’entreprise. Y compris la rationalisation des représentations à l’étranger, et surtout l’explotation de destinations rentables.

Bref je considère que la cession de Tunisair, mais pas que, doit se faire en 2021. Mais surtout pas aux turcs, ni quataris. Et pour les récalcitrants à l’abondon de cet ex- fleuron national, mal gré tout, je comprends pour Tunisair, qu’ils portent dans leurs coeurs. Mais se rappeler aussi que Swissair, Sabena et autres compagnies aériennes sont passées par là.

C’est malheureux de voir Tunisair partir du giron public, mais quand il faut il faut .

 

 

 

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