À booster la BVMT pour une capitalisation boursière de 20 à 60% du PIB d’ici 2026

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Suite à la crise du Covid-19, et à la grave récession économique engendrée. De fortes pressions ont été exercées, pour la « fermeture temporaire » de la Bourse de Tunis.

Pour rappel, La Bourse de Tunis, appelée officiellement « Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis » (BVMT). Elle est responsable de la gestion, de la sécurité et de la promotion du marché tunisien des valeurs mobilières. Et ses actionnaires sont les sociétés d’intermédiations en bourse. Son principal indice boursier est le Tunindex.

À fin janvier 2021, le marché des titres de capital de la cote de la BVMT, ne compte que 79 sociétés admises. Avec une capitalisation boursière totale de 22,55 milliards de dinars, soit 20,4% du PIB nominal de la Tunisie en 2020. Les sociétés financières, détiennent 36,5% du chiffre d’affaires global, des sociétés de la cote (banques, services financiers et assurance).

La BVMT ne participe qu’à 10% au financement de l’économie tunisienne. Contre 30% en moyenne dans les pays émergents. Beaucoup reste donc à faire, pour améliorer ce ratio.

La BVMT doit prendre, une place plus importante pour financer notre économie. L’idéal que la capitalisation boursière, devra atteindre 60% du PIB, d’ici 2026.

Pour bien se faire, et atteindre cet objectif ambitieux à Moyen terme, je propose ce qui suit :

  • En priorité, améliorer le climat des affaires en Tunisie. Rétablir l’ordre, la sécurité et surtout la stabilité politique. C’est le plus difficile à atteindre.
  • Infrastrucures optimales. Routes, ports maritimes, aéroports, chemin de fer, communication. Ce qui nous manque cruellement au présent.
  • Justice saine, numérisée, rapide, non aléatoire, avec force de loi, égale pour tous.
  • Administration non corrompue, rapide, et numérisée.
  • Code de travail, moderne et flexible. Réviser l’action syndicale, vers plus de souplesse.
  • Le code d’investissement de 2017 aidera, mais à reviser quand même. Il a mis sur un pied d’égalité, les investisseurs locaux et étrangers. Quasiment plus de restrictions, ni de plafond pour ses derniers.
  • Le nouveau code PPP, à révisé aussi, pour être plus approprié, et souple.
  • Coter en bourse, les entreprises publiques saines.
  • Promotion et lobbying de la « Destination Tunisie », par un organisme com spécialisé.
  • Simplifier la réglementation du marché alternatif, destiné aux PME. Avec notamment le « Programme Investia entreprise » de 2019, et autres en cours.
  • Combattre les enchères des placements bancaires, qui impactent négativement les placements boursiers. Et pour cause avec les 10% net bancaire, zéro risque par rapport à la Bourse.
  • Autres à définir.

Faut pas rêver à Court terme, c’est impossible à réaliser. Surtout avec la nouvelle dégradation, à raison d’ailleurs, de Moody’s à B3 avec perspectives négatives pour la Tunisie.

Mais d’ici 2026, si la volonté politique existe, avec un programme visionnaire, exécuté par des gouvernants « clean » et compétents. Faudra rétablir la confiance perdue avec les investisseurs locaux et étrangers. Afin de les attirer à placer en Tunisie, ceci pour booster véritablement notre BVMT. La bourse deviendra donc, un levier complémentaire pour financer notre économie, et donc notre croissance, et créatrice d’emplois.

 

( Extrait actualisé de ma publication de février 2016 :  « Mes 30 Grandes réformes pour un réel changement en Tunisie » ).

 

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